Prévention et diagnostic précoce Cancer du col de l’utérus et virus du papillome humaine

La réalisation d’une cytologie annuelle et la vaccination contre le virus du papillome humain sont les mesures les plus efficaces pour empêcher l’apparition de cette maladie.

Le cancer du Col de l’Utérus est provoqué par certains types (16 et 18) du Virus du Papillome Humain (VPH). L’infection par le VPH se transmet lors des rapports sexuels ou d’un contact peau contre peau au niveau de la zone génitale. 80% des femmes sexuellement actives ont été exposées à une contagion du Papillome Humain. Heureusement, la plupart de ces infestions disparaissent d’elles-mêmes, bien que certaines, persistantes, peuvent en arriver à provoquer un Cancer du Col de l’Utérus.

Importance du Cancer du Col de l’Utérus:

Le Cancer du Col de l’Utérus est le second cancer le plus fréquent chez les femmes jeunes (15-44 ans), après le Cancer du Sein.

Diagnostic du Cancer du Col de l’Utérus:

La réalisation régulière d’une cytologie (révision gynécologique annuelle) permet de détecter de manière précoce des signes précurseurs et par conséquent d’appliquer un traitement rapide, simple et généralement performant, d’où l’importance de l’examen gynécologique annuel.

Prévention de la maladie:

Il existe actuellement un vaccin préventif contre le Virus du Papillome Humain (sérotype 16 et 18, responsable de 70% des cas de Cancer du Col de l’Utérus). Son efficacité est maximale (99%). On l’administre en trois doses intramusculaires à 0, 1 et 6 mois.

Le vaccin contre le Virus du Papillome Humain (HPV) a donc prouvé son efficacité dans la diminution du taux de Cancer du Col de l’Utérus et des lésions précancéreuses qui lui sont associées.

Programme de Prévention du Cancer du Col de l’Utérus

La cytologie cervico-vaginale (qui s’inscrit dans le cadre de l’examen gynécologique annuel), de même que la colposcopie, la biopsie et la recherche de la présence du virus du papillome humain (VPH) sont autant de méthodes permettant un diagnostic précoce des altérations qui se produisent avant l’apparition du cancer du col de l’utérus. La vaccination contre les sérotypes oncogéniques du VPH contribue à prévenir, dans près de 70% des cas, l’apparition du cancer du col de l’utérus et des lésions qui le précèdent.

Questions fréquentes concernant le Vaccin contre le Cancer du Col de l’Utérus

Peut-on administrer le vaccin à des femmes qui ont déjà eu des rapports sexuels?

Les études semblent démontrer que le bénéfice obtenu par la vaccination n’est pas affecté par le fait d’avoir eu des rapports sexuels antérieurs. Il est vrai que l’immunisation atteint son niveau le plus élevé lorsqu’il n’y a eu aucune infection préalable à aucun des types du VPH contenus dans le vaccin. On doit toutefois rappeler que le fait d’avoir eu des rapports sexuels n’implique pas forcément une contagion par le virus.

Faut-il détecter au préalable une éventuelle infection par le VPH pour se faire vacciner?

Ce n’est pas nécessaire, puisque la probabilité qu’une femme soit simultanément infectée par les types contenus dans le vaccin est pratiquement nulle, ce qui garantit l’efficacité préventive du vaccin chez les personnes déjà infectées.

Une femme dont la cytologie serait anormale peut-elle se faire vacciner?

Oui. Cependant, il est démontré que le vaccin n’ayant pas d’efficacité thérapeutique il ne sera pas en mesure de la protéger de lésions futures dues aux altérations dont elle souffre déjà. Par contre, il pourra prévenir les lésions futures dues à de nouvelles infections.

Une femme souffrant de verrues génitales peut-elle se faire vacciner?

Oui, puisque l’un des deux types de vaccins existant protège précisément contre les verrues génitales (condylomes). Le vaccin préviendra donc l’apparition de verrues futures, occasionnées par de nouvelles infections, mais ne guérira pas les verrues dont elle souffre déjà.

Une femme souffrant d’un certain type d’infection aiguë, telle que grippe, gastroentérite virale, varicelle, etc., peut-elle se faire vacciner?

En cas de maladie aiguë, provoquant de la fièvre, il faut reporter la vaccination après la guérison.

La vaccination doit-elle se reporter en cas de rhume ou d’infection légère des voies respiratoires?

Non.

Une femme souffrant d’immunodéficience peut-elle se faire vacciner?

La réponse en termes d’immunité et d’efficacité du vaccin peut être moindre chez ce type de personnes. Dans ce cas-là, il appartient au médecin d’évaluer le rapport bénéfice / risque.

Une femme enceinte peut-elle se faire vacciner?

Les données dont on dispose ne démontrent pas de contrindications du vaccin chez la femme enceinte. Ces données ne sont toutefois pas suffisantes pour la recommander. Aussi faut-il reporter la vaccination après l’accouchement.

Peut-on administrer le vaccin durant la période de lactation?

Oui, les femmes en période de lactation peuvent se faire vacciner.

Peut-on administrer le vaccin à des femmes utilisant des contraceptifs hormonaux?

Oui, l’utilisation de contraceptifs hormonaux ne semble pas affecter l’immunité conférée par le vaccin.

À quel type de femmes ne doit-on pas administrer le vaccin?

On ne peut administrer le vaccin aux femmes souffrant d’hypersensibilité à l’un des composants des différents vaccins. Les personnes présentant des symptômes d’hypersensibilité après administration d’une dose de l’un des vaccins ne doivent pas recevoir de rappels.

Le vaccin peut-il s’administrer en même temps que d’autres vaccins?

Oui et des études le démontrent. Dans ce cas, les deux vaccins doivent s’administrer à des endroits différents de l’anatomie.


Last Update:
15/09/2014
References:
Vacunación frente al cáncer de cérvix en mujeres fuera de los programas de vacunación sistemática. SEGO. Prog Obstet Ginecol. 2012;55 (Supl. 1):1-2